AGC capitalise sur son savoir faire grâce à l'IA
Chez AGC, l’IA ne commence pas par écrire à la place des opérateurs. Elle les écoute.
Dans les usines, une partie essentielle du savoir ne figure dans aucun manuel.
Elle réside dans les observations, les réflexes et les critères de décision des collaborateurs expérimentés.
Le groupe industriel japonais AGC a donc développé un système permettant aux opérateurs de décrire oralement leur travail. La parole est retranscrite, puis structurée par l’IA pour produire des analyses, des procédures et des supports de transmission.
Résultat annoncé : le temps consacré à l’analyse des opérations a été ramené à un dixième de son niveau précédent, soit une réduction d’au moins 90 %.
Le véritable intérêt du projet dépasse toutefois le gain de temps.
AGC cherche à transformer un savoir tacite, fragile et dispersé en patrimoine réutilisable par l’entreprise.
Pour une PME comme pour un grand groupe, la démarche peut commencer simplement :
identifier une opération dépendant fortement de quelques experts, recueillir leurs explications au moment où ils travaillent, puis utiliser l’IA pour les structurer — avec validation humaine.
Mais il met en lumière une ressource souvent négligée : ce que vos meilleurs collaborateurs savent faire sans avoir jamais eu le temps de l’écrire.
Dans votre organisation, quelles connaissances risqueraient de disparaître avec le départ d’une seule personne ?